Cet automne, l’auriculaire se pare de bijoux et s’habille de bagues. Jadis, le port d’une bague à ce doigt était porteur de sens et de croyances : chevalière familiale dans l’aristocratie anglaise du XIXᵉ siècle, parfois symbole de célibat à l’époque victorienne, ou encore, plus tard, discret signe de reconnaissance dans certains milieux et communautés. Aux États-Unis, l’auriculaire s’est même retrouvé associé à l’imaginaire mafieux au XXᵉ siècle. Un tout petit doigt, mais une sacrée histoire !
Aujourd’hui, la « Pinky ring » désigne cette tendance à porter une bague au petit doigt : un détail mode facile à adopter pour twister une silhouette, mais aussi l’occasion d’y glisser une pièce plus intime, choisie pour ce qu’elle raconte, un souvenir qu’elle ravive ou une raison qui n’appartient qu’à soi. Et puis, il y a la petite chevalière, à arborer façon chevalier des temps modernes : légèrement rétro, délicieusement précieuse et franchement craquante en bout de main. Un discret signe d’indépendance qui montre qu’on n’a besoin de personne pour nous acheter une bague, et que de la porter à ce petit doigt apporte un côté rock/indépendant dont on se délecte. Alors, plutôt bijou statement, anneau discret ou petite pièce chargée de sens ? Voici une sélection pour franchir le cap, le petit doigt en l’air et le style bien affirmé.
Chevalière 2.0

Gucci, comme un air de famille
Avec sa nouvelle chevalière, Gucci joue à fond la carte du blason familial. La maison italienne a puisé dans ses archives pour réinterpréter son emblème sous la forme d’un véritable sceau. Un clin d’œil particulièrement bien trouvé pour une chevalière, bijou historiquement associé aux armoiries, aux initiales et aux histoires de famille.
Chevalière Gucci Crest, laiton doré, env. 440 fr.
Thomas Sabo, le petit coup d’éclat
Avec sa forme ovale et son zirconia blanc, cette bague Thomas Sabo joue les chevalières précieuses sans en faire des tonnes. Monté sur une fine bague en argent recyclé 925 plaqué or 18 carats, le pierre capte joliment la lumière et donne au petit doigt un petit air de bijou de famille… sans attendre le prochain héritage. Une pièce à porter seule pour la laisser briller, ou à associer à d’autres bagues pour une allure plus assumée.
Bague Bold Elegance, argent 925 recyclé plaqué or 18 carats, zirconia blanc, Thomas Sabo, env. 149 fr.


Céline, le charme du blason
La maison parisienne revisite la chevalière avec son emblématique motif Triomphe, ici posé sur un plateau ovale comme un petit blason contemporain. En laiton doré et vernis ivoire, elle conserve quelque chose de la chevalière d’antan, tout en lui donnant une allure nettement plus mode. Une pièce qui se remarque sans forcément jouer la carte du XXL — et qui trouve naturellement sa place au petit doigt.
Bague Chevalière Triomphe, laiton doré et vernis ivoire, Celine, 490 fr.
Clin d’œil enfantin

Pandora, une touche de malice
Parce qu’une Pinky ring n’a aucune obligation d’être sage. Avec sa petite silhouette de Stitch, ses détails en émail et ses oxydes de zirconium, cette bague Pandora apporte juste ce qu’il faut de régression à un look bien ficelé. Le genre de bijou qui donne envie de retomber en enfance… mais avec de jolies chaussures et un compte en banque d’adulte.
Bague Disney Stitch & Pierre, argent sterling, émail et oxydes de zirconium, Pandora, 89 fr.
Swarovski, butiner avec malice
On connaît l’abeille pour son miel, un peu moins pour son potentiel mode. Swarovski lui offre ici une jolie promotion : posée sur le petit doigt, la voilà transformée en bijou XXL, entre jaune solaire, cristaux scintillants et détails dorés. On la porte au petit doigt pour une touche de couleur, de bonne humeur et, accessoirement, pour avoir toujours une mignonne petite bestiole avec soi.
Bague Idyllia Abeille, cristaux, placage doré et cubic zirconia, Swarovski, 109 fr.


Dior, la touche exotique
Pas besoin de trancher le débat sur la pizza : l’ananas, au petit doigt, fait nettement plus consensus. Dior en fait un petit bijou solaire, entre cristaux jaunes, touches de laque verte et métal doré. On aime son côté délicieusement décalé et fantaisiste: une petite dose d’exotisme, beaucoup d’éclat et zéro risque de passer inaperçu.
Bague Dior Sparkling Fruit, métal finition dorée, cristaux jaunes et laque verte, Dior, 670 fr.
Le gri-gri

Hermès, un Kelly porte-bonheur
Et si le sac mythique d’Hermès quittait le bras pour se glisser au bout du doigt ? Dans cette version miniature, le célèbre Kelly devient une petite amulette en argent, à porter comme un talisman personnel. Une façon plutôt chic d’avoir son porte-bonheur toujours sur soi — sans pour autant devoir trimballer un sac à main.
Bague Amulettes Kelly, argent 925, Hermès, 650 fr.
YSl, à garder près de soi
Une feuille, le célèbre Cassandre et ce petit quelque chose de talismanique : cette bague Saint Laurent a tout du bijou que l’on choisit autant pour son allure que pour ce qu’on lui prête. Les charms se balancent au gré des mouvements, comme un petit porte-bonheur doré que l’on aurait décidé de ne plus quitter. Et puis, avouons-le, il y a quelque chose de joliment désinvolte à porter son gris-gris… au petit doigt.
Bague Cassandre à charm feuille, métal finition or patiné, Saint Laurent, 335 fr.


Louis Vuitton, la chance qui scintille
Une chaîne délicate, les initiales LV, une perle et quelques cristaux qui accrochent la lumière : cette bague a tout d’un petit assemblage de trésors que l’on aurait envie de garder toujours avec soi. Louis Vuitton imagine ici le bijou comme une miniature précieuse, pleine de détails à observer. Et au petit doigt, les breloques prennent joliment vie au moindre mouvement.
Bague LV Iconic Louisa Strass, métal couleur palladium et cristaux, Louis Vuitton, 360 fr.

